mardi 12 juin 2012

Judy Blundell : Ce que j'ai vu et pourquoi j'ai menti

CRITIQUE REALISEE DANS LE CADRE DES CHRONIQUEURS GALLIMARD 
 Ce que j'ai vu et pourquoi j'ai menti.


Floride, 1947.
Un ancien soldat au passé trouble, une femme trop belle, un homme aussi séduisant qu'énigmatique... quel fil invisible les relie ? Dans un hôtel au luxe défraîchi et la chaleur étouffante de septembre, Evie surprend l'ombre de mensonges et de terribles secrets.

Un roman sombre et haletant, qui décrit le brûlant passage à l'âge adulte.

MON AVIS :




Encore une fois, je me dois de remercier Gallimard Jeunesse pour l'envoi de ce livre !

Lorsque j'ai reçu ce livre, j'ai été ravie. Je ne connaissais pas du tout ce roman ni l'auteur et j'avais hâte de le découvrir, surtout que le résumé est alléchant et la couverture sobre et jolie.

Le début m'a paru un peu bizarre, l'attitude d'Evie me déplaisait, je la trouvais très gamine. En même temps à 16 ans, ce n'est pas un comportement tout à fait anormal.

Et puis, Evie part en Floride avec sa mère et son beau-père. De là, son comportement change, sa vie change. La jeune fille grandit peu à peu bien que ses parents la freinent. Elle est jeune et comme toutes filles de son âge elle cherche à grandir tout en voulant vivre la vie de n'importe quelle adolescente. Elle va alors croiser la route de Peter.

Toute la première partie du roman est consacrée à la nouvelle vie de la famille dans cet hôtel de Floride : les expéditions en voiture, la plage, les nouvelles rencontres. Rien de très palpitant dans tout cela si l'on se réfère à la quatrième de couverture. Cette partie fait assez « girly » mais on ne s'y ennuie pas. Elle pose les jalons de la deuxième partie qui est plutôt longue mais qui résonne plus comme un roman noir.

Cette dernière partie est prenante et correspond au résumé : mensonges et secrets sont au cœur de l'intrigue. On ne sait pas qui croire, qui ne pas croire. Et on se rend compte de l'importance de la première partie : beaucoup d'indices ont été parsemés qui ne mettent pas la puce à l'oreille au premier abord.

L'auteur a su maintenir du suspens tout au long de son livre car jusqu'au bout le lecteur se demande pourquoi ce titre, qu'a-t-elle vu, pourquoi elle a menti ?

En plus de ce suspens, l'auteur a su recréer une part de l'univers de l'après guerre avec les codes, la mode, la vie sociale à l'époque, le langage... C'est un contexte intéressant qui a su être correctement utilisé et il s'en dégage une réelle atmosphère que l'on ressent vraiment. On entendrait presque la musique sortir du juke-box.

Gallimard nous offre encore une fois un bon roman jeunesse. Ce n'est pas un de mes préférés mais il se laisse lire facilement et vous fait passer un très bon moment.

 Lu et chroniqué en février 2011

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