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jeudi 25 juillet 2013

Ernest Hemingway : Le vieil homme et la mer

Le vieil homme et la mer

Le roman met en scène deux personnages principaux : Santiago, un vieux pêcheur pauvre, et Manolin, jeune garçon tendre. L'histoire se déroule à Cuba, dans un petit port près du Gulf Stream.

Man
olin accompagne Santiago à la pêche, mais ils n'ont rien pris depuis 84 jours. Les parents de Manolin qui trouvent que Santiago est « salao » ou « salado », c'est-à-dire malchanceux, décident qu'il embarquera sur un autre bateau, celui-ci ramène en effet trois grosses prises en une semaine!
Chaq
ue soir Manolin voit le vieux revenir bredouille, cela lui cause une grande tristesse, il l'aide à remonter la barque, les lignes et le harpon. La voile, usée et rapiécée, roulée autour du mât, figure le drapeau en berne de la défaite. Le jeune garçon lui trouve de quoi manger et prend soin de lui, il a peur de le voir « partir », il n'est pas question de pitié, mais d'amour et de respect.

MON AVIS :

Il n'y a même pas un mois de cela, je découvrais Ernest Hemingway à travers son œuvre Paris est une fête. A la suite de cette lecture, de nombreuses personnes m'ont conseillé de lire Le vieil homme et la mer. Je me le suis très vite procuré et en vue du petit nombre de pages, je l'ai lu presque immédiatement. Comme le montre la photo de l'article, j'ai lu le roman au bord de la mer, à Brighton en Angleterre exactement. Je trouvais que c'était le lieu approprié.

Avec cette nouvelle découverte d'Hemingway, je suis confortée dans l'idée que cet auteur avait du talent. Néanmoins, il est très difficile d'écrire cette chronique. J'ai à la fois beaucoup de choses à dire et à la fois très peu.

L'histoire est très particulière. On ne peut pas dire qu'elle soit extraordinaire ou originale. Pourtant, je l'ai trouvée belle et merveilleuse bien que triste. Le vieux, répondant au nom de Santiago, a très peu de chance à la pêche. Il revient souvent bredouille. Un jour qu'il embarque seul, il pêche une prise énorme. Cette prise, un espadon, est le centre de cette œuvre. Grâce à elle, on remarque que le vieil homme reste combattif et on est admiratif face à sa détermination, son courage. Techniquement, il ne se passe rien d'autre que ce combat entre l'homme et sa prise. Mais pourtant, on accroche au récit. Hemingway nous fait monter dans l'embarcation du vieil homme. On vit chaque minute avec lui, priant pour qu'il réussisse et rentre enfin victorieux au port.

Une fois la lecture entamée, il est difficile de s'arrêter. La plume d'Hemingway est très douce. Je l'ai encore plus ressenti dans ce roman que dans Paris est une fête. Le style est plus ou moins le même mais les émotions ressenties à la lecture sont différentes. Vous ne pouvez pas rester indifférent à l'histoire de Santiago. Au fil des pages, vous comprenez la douleur de Santiago, sa lutte contre son âge, contre son corps, contre sa malchance. Jusqu'au bout, l'espoir est là. Le jeune garçon qui l'accompagne au début et à la toute fin de ce court roman fait preuve de patience et de loyauté envers le vieil homme, il est comme la bouée de sauvetage de Santiago qui pense sans cesse au petit lors de sa folle traversée.

En somme, Le vieil homme et la mer vous raconte une histoire d'amour, de courage et d'espoir. Avec ce court roman, Hemingway fait preuve de concision mais vous livre un beau message à travers la métaphore du pêcheur et de l'espadon. 
 
Lu et chroniqué en juillet 2013
 

dimanche 30 juin 2013

Ernest Hemingway : Paris est une fête

Paris est une fête


« Miss Stein et moi étions encore bons amis lorsqu'elle fit sa remarque sur la génération perdue.
Elle avait eu des ennuis avec l'allumage de la vieille Ford T qu'elle conduisait, et le jeune homme qui travaillait au garage et s'occupait de sa voiture - un conscrit de 1918 - n'avait pas pu faire le nécessaire, ou n'avait pas voulu réparer en priorité la Ford de Miss Stein. De toute façon, il n'avait pas été sérieux et le patron l'avait sévèrement réprimandé aps que Miss Stein eut manifes son mécontentement. »
L
e patron avait dit à son emplo : « Vous êtes tous une génération perdue. » « C'est ce que vous êtes. C'est ce que vous êtes tous, dit Miss Stein. Vous autres, jeunes gens qui avez fait la guerre, vous êtes tous une génération perdue. »
MON AVIS :

Cela faisait un petit moment que je souhaitais découvrir la plume d'Ernest Hemingway. Cet auteur considéré comme classique m'intriguait. En flânant en librairie, je suis tombée sur cet ouvrage d'Hemingway. Ce qui m'a séduite dans ce livre, c'est le fait que ce soit les mémoires romancées de l'écrivain. Il parle dans tous ses textes de ses premières années à Paris pendant les années 1920, des personnes qu'il a rencontrées, de ses activités, de ses voyages en province ou à l'étranger.

Cette première rencontre avec Hemingway a été très positive. J'ai beaucoup aimé sa façon d'écrire. Même si je l'ai lu en traduction française, on sent une certaine poésie dans son style. Je serai très curieuse de le lire en version originale pour avoir une vision plus précise de la plume d'Hemingway.

Dans cet ouvrage, Hem, comme l'appellent les intimes, nous emmène dans tout Paris. Il nous décrit les rues qu'il traverse, les cafés dans lesquels il travaille, ses rencontres avec les artistes de son époque. Le tout est divisé en plusieurs textes, plus ou moins longs. Tous ont suscité mon intérêt. Hemingway vous emporte dans un tourbillon parisien flamboyant qui ne vous laisse pas indifférent. Il a su me donner envie de redécouvrir la capitale, de m'y balader, de m'y attarder.

Les textes m'ayant le plus plu sont ceux avec Gertrude Stein et Francis Scott Fitzgerald. Gertrude Stein est celle qui a qualifié les écrivains de la même trempe qu'Hemingway et Fitzgerald de « Lost generation » (« génération perdue »). Elle a aussi aidé Hemingway dans son écriture. Gertrude Stein est une personne dont on parle peu aujourd'hui mais qui a néanmoins beaucoup apporté à la culture artistique. Quant à Fitzgerald, ce dernier m'a agacée dans la biographie romancée de sa femme « Z le roman de Zelda » (paru chez Michel Lafon). Dans l'œuvre d'Hemingway, j'ai ressenti le même agacement, notamment lors du voyage à Lyon. Ce devait être une personne intéressante mais difficile à vivre. Pourtant, paradoxalement, les textes d'Hemingway le concernant font partie de mes favoris. Hemingway a su lui donner une certaine prestance, un certain caractère et un certain charisme.

Ce que j'ai aimé dans cette édition, ce sont les textes inédits, notamment celui sur « Ecrire à la première personne ». Plus je lis des textes sur comment écrire, plus j'ai envie de me lancer dans cette aventure. Cette petite vignette écrite par Hemingway tient sur trois pages mais ce sont les trois pages qui m'ont marquée.

En bref, ce recueil d'Hemingway mérite d'être lu et relu. Il vous fait voyager dans le Paris des années 20. Vous vous projetez sans mal aux côtés de cette génération perdue. 
Lu et chroniqué en juin 2013