Affichage des articles dont le libellé est Minute Culture. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Minute Culture. Afficher tous les articles

dimanche 1 mars 2015

Londres, West End : des comédies musicales exceptionnelles.




En octobre dernier, je suis allée à  Londres et je m’étais déjà proposé de faire un compte-rendu des comédies musicales que j’étais allée voir (Les Misérables et Matilda). Malheureusement, le temps passant, je n’ai pas eu le temps de l’écrire… Fin février 2015, je suis retournée à Londres où j’ai vu Les Misérables  (encore!) et Wicked.

Les Misérables est une histoire que j’apprécie énormément. En classe de seconde, il y a maintenant 6-7 ans, j’ai du lire une version abrégée de ce roman de Victor Hugo. Ça a été un véritable coup de cœur et ma professeur de français nous l’a fait étudier avec tellement de passion que j’en garde un excellent souvenir. De plus, pour nous préparer à la classe de première, nous avions fait un oral blanc et j’étais tombée sur un texte de cette œuvre ! Ensuite, j’ai vu l’adaptation cinématographique avec Jean Gabin (1958) qui m’avait passionné. Puis, en 2012, la comédie musicale a été adaptée au cinéma et ça a aussi été un véritable coup de cœur !  J’ai écouté les chansons en boucle et j’ai réalisé que cette même comédie musicale était toujours jouée à Londres avec en plus dans le rôle d’Eponine la jeune Carrie Hope Fletcher, que je connaissais un peu via sa chaîne Youtube. Alors, j’y suis allée en décembre 2013 et depuis, j’y suis retournée 3 fois…


Les Misérables, quand vous assistez au show, vous vous prenez une claque phénoménale ! Les chansons sont magnifiques, émouvantes et chantées avec brio ! Et encore, « brio » ne rend pas justice au talent de tous les membres du casting. Sur scène, ils sont une trentaine : les rôles principaux (Valjean, Javert, Cosette, Marius, Eponine, Enjolras, Fantine, les Thénardier) et les rôles plus secondaires (Gavroche, les étudiants comme Coufeyrac, Feuilly etc.). Mais si vous enlevez un membre du casting, tout s’écroule. 


Les décors, la scène avec sa plaque tournante, les costumes : tout est pensé et l’esprit de Victor Hugo est présent à chaque seconde. A chaque fois, je découvre un détail qui m’avait échappé précédemment. Parmi les quelques musicals que j’ai pu voir, Les Misérables est celui que je préfère ! Je pleure à chaque fois et je ressors souvent les jambes tremblantes tellement les émotions sont fortes.




Plus tard dans la semaine, je suis allée voir Wicked. Cette histoire, je vous en ai déjà parlé à travers cette chronique ! En effet, la comédie musicale est l’adaptation de ce roman de Gregory Maguire, roman qu’il a écrit en s’inspirant de la merveilleuse histoire de Baum « Le magicien d’Oz ». Pour une fois, un roman n’est pas adapté en film mais en comédie musicale ! C’est original et ça n’en est pas moins phénoménal. J’avais énormément aimé le livre. Le style d’écriture de l’auteur est très prenant, soutenu mais agréable à suivre. Il a redonné vie aux personnages de Baum et c’est un régal. La comédie musicale reprend les grandes lignes du roman mais nous propose une fin différente.


Ici, les émotions ne sont pas aussi fortes que Les Misérables, du moins, ce n’est pas les mêmes. Les chansons sont beaucoup plus vives et vous donnent envie de sauter sur scène et de chanter et danser avec les comédiens. Les chansons sont toutes géniales et les paroles sont très fortes. Derrière ces chants et ces numéros de danse, se cachent quelques leçons : il faut accepter les différences, croire en l’amour… Depuis que j’ai vu le spectacle, les chansons trottinent dans ma tête.

Les décors et les costumes sont époustouflants aussi. C’est très coloré et on ressort du théâtre avec des étoiles plein les yeux. Le décor change à une vitesse incroyable et il fait tellement réaliste ! Mention spéciale aussi aux danseurs déguisés en singes volants : j’ai trouvé leur numéro superbe !





Ce que j’aime dans ces comédies musicales : les voix des chanteurs. Tout est en direct, rien n’est enregistré. C’est impressionnant d’entendre la puissance de ces voix, ils font passer tellement d’émotions… L’orchestre les accompagne et il mérite aussi un tonnerre d’applaudissements. Il y a un véritable travail d’équipe derrière !



Un petit mot sur Matilda, que j’ai vu en octobre 2014 :

Là aussi, un très grand travail de professionnels ! Ce qui est d’autant plus impressionnant c’est que ce sont des enfants qui chantent et qui dansent. J’adore ce roman de Roald Dahl et la comédie musicale rend un bel hommage. Néanmoins, j’ai trouvé les chansons difficiles à comprendre : les enfants et même les adultes avaient un accent compliqué à suivre. Heureusement que je connaissais l’histoire de base. Mais là encore, excellente découverte !


mercredi 13 août 2014

Théâtre sous les étoiles avec la Troupe Solilès !




Vous en avez assez de zapper sans arrêt, affligé par le manque de programmes de qualité à la télévision ? Magnifique, le théâtre vous tend les bras. 


Basée à Saint Valéry Sur Somme, la troupe Solilès organise depuis trois ans maintenant leur festival « Théâtre sous les étoiles ». La programmation de cette année était riche et proposait trois spectacles différents.

  • Un apéritif musical et littéraire « Au cabaret de la Rue Questive » : la troupe proposait des textes et chansons d’Alphonse Allais et Aristide Bruant.

  • Une comédie-bouffe de George Feydeau « L’homme de Paille »

  • Un drame romantique de Victor Hugo « Angelo, tyran de Padoue »

Faute de temps, je n’ai pas pu assister au Cabaret. Néanmoins, j’ai pu voir les deux autres spectacles. Feydeau et Hugo sont très différents l’un de l’autre et j’avais hâte de voir la troupe à l’œuvre dans chacune de ses mises en scène. 




Angelo, tyran de Padoue


Synopsis : Padoue, XVIème siècle. Angelo Maliepieri règne sur la ville. Cet homme est un homme jaloux de sa femme Catarina qu’il a fait sa prisonnière et de sa maîtresse Tisbe, une comédienne. Les deux femmes sont amoureuses d’un autre homme Rodolfo. Ce dernier est amoureux de Catarina et n’a que faire de Tisbe. A ce quatuor amoureux, s’ajoute Homodei un espion vénitien amoureux de Catarina. 


Mon avis : Les pièces de Victor Hugo en plus d’être connues sont aussi très longues. Ici, la pièce est passée aux oubliettes (et je me demande bien pourquoi) et la durée est relativement normale. 2h30, c’est le temps d’un bon film (et c’est toujours moins long que le Seigneur des Anneaux…). On ne voit pas le temps passer. Les acteurs n’étaient plus des acteurs mais ils étaient les personnages. Nous, spectateurs, étions témoins d’un drame réel. Pour ma part, j’en ai presque oublié qu’on était au XXIème siècle. Pourtant, il n’y avait pas de décors, seulement quelques accessoires et des costumes d’époque. Ainsi, je pense que nous pouvons parler d’interprétation juste et réaliste. Le texte était dit avec le ton adéquat, la gestuelle et les expressions du visage le rendant encore plus puissant. Je suis sortie de la représentation ravie.


L’homme de Paille 

Synopsis : France, XIXème siècle. La citoyenne Marie, ancienne balayeuse devenue présidente d’un parti politique, publie une annonce afin de trouver un homme de paille (=un homme qui lui servira de couverture pour ses actions) malgré sa laideur. Deux hommes se présentent à son adresse et s’ensuit alors un quiproquo absurde le temps d’un acte.


Mon avis : Cette pièce d’une heure rend parfaitement justice au style de Feydeau. Pour avoir joué une de ses pièces (La lycéenne) et en avoir vu quelques unes, je savais un peu à quoi m’attendre. Dans  cette comédie-bouffe, l’humour se tient à la fois dans le texte mais aussi dans la gestuelle et l’interprétation des acteurs. Le ton est très rapidement donné avec une entrée par le public remarquée. Les comédiens offrent aux spectateurs la possibilité de voir des personnages hauts en couleur, un peu stupides mais prêts à beaucoup de choses pour parvenir à leurs fins. Le sérieux des comédiens dans les situations les plus absurdes est remarquable. J’imagine les fous rires lors des répétitions… La dynamique du quiproquo mené par les comédiens ne se relâche jamais et l’absurde de la situation ravit le spectateur. Lorsque la pièce arrive à sa fin, on en redemande. Une heure, c’est trop peu.



En résumé : 
Si vous aimez le théâtre et que vous passez en Picardie, n’hésitez pas à vous rendre à une des représentations données par la troupe. Leur programme est disponible sur leur site. Si vous n’aimez pas le théâtre et que vous passez en Picardie, n’hésitez pas à vous rendre à une des représentations données par la troupe. Ils vous feront changer d’avis et vous voudrez renouveler l’expérience plus vite que vous ne l’imaginez.


Plus d’infos sur le site officiel de la Troupe Solilès et sur leur page Facebook !

vendredi 2 mai 2014

Neil Gaiman : L'importance des bibliothèques, de la lecture et de la rêverie



Neil Gaiman : Pourquoi notre futur dépend-il des bibliothèques, de la lecture et de la rêverie ?

Traduction par mes soins de cet article publié en octobre 2013

Introduction

Il est important pour les gens de vous dire de quel côté ils se placent et pourquoi, et s’ils peuvent être biaisés. Une déclaration d’intérêt en quelque sorte. Je vais vous parler de lecture. Je vais vous dire que les bibliothèques sont importantes. Je vais vous suggérer que lire de la fiction, lire pour le plaisir, est une des choses les plus importantes que l’on puisse faire. Je vais faire un fervent plaidoyer pour que les gens comprennent que les bibliothèques et les bibliothécaires sont importants et qu’il faut les préserver tous les deux.


Et je suis évidemment et énormément partial : je suis écrivain, souvent écrivain de fiction. J’écris pour les enfants et pour les adultes. Pendant environ 30 ans, j’ai gagné ma vie à travers mes mots, principalement en inventant des choses et en les couchant sur le papier. C’est bien sûr dans mon intérêt que les gens lisent, qu’ils lisent de la fiction, que les bibliothèques et les bibliothécaires existent et aident à promouvoir l’amour de la lecture et les endroits où lire est possible.


Je suis partial en tant qu’auteur. Mais je suis bien plus partial en tant que lecteur. Et encore bien plus en tant que citoyen britannique.


Et je suis ici ce soir, parlant sous les auspices de la Reading Agency : une œuvre de charité qui a pour mission de donner à chacun une égalité des chances dans la vie en aidant les gens à devenir des lecteurs confiants et enthousiastes. Cette charité soutient les programmes d’alphabétisation ainsi que les librairies et les individus et encourage purement et simplement la lecture parce que, nous disent-ils, tout change quand on lit.


Et c’est à propos de ce changement et de cette activité qu’est la lecture dont je suis venu vous parler ce soir. Je veux vous parler de ce que procure la lecture. En quoi c’est bon.

L'utilité de la fiction


Un jour que j’étais à New-York, j’ai entendu une discussion à propos de la construction de prisons privées – une énorme industrie florissante aux Etats-Unis. L’industrie pénitentiaire a besoin de planifier sa future expansion : de combien de cellules auront-ils besoin ? Combien y aura-t-il de prisonniers dans 15 ans ? Ils pensaient que ce serait très facile à prédire grâce à un simple algorithme, conçu sur le pourcentage du nombre d’enfants de 10-11 ans qui ne savent pas lire. Et qui ne liront certainement pas pour le plaisir.


Ce n’est pas un entretien particulier : on ne peut pas dire qu’une société lettrée ne connaît pas la criminalité. Mais il y a de nombreuses corrélations.


Et je pense que certaines d’entre elles, les plus simples, viennent de quelque chose de très simple aussi. Les personnes lettrées lisent de la fiction.


La fiction a deux utilités. Tout d’abord, c’est une porte ouverte à l’addiction de la lecture. La volonté de savoir ce qu’il va arriver ensuite, l’envie de tourner la page, le besoin de continuer, même si c’est difficile parce que quelqu’un est en mauvaise posture et que l’on désire absolument savoir comment cela va se finir... C’est une réelle volonté. Ça vous force à apprendre de nouveaux mots, à penser de nouvelles choses, à continuer ; de découvrir qu’en soi, lire est agréable. Une fois que l’on a compris cela, on est sur le point de pouvoir tout lire. Lire est la clé. Il y a quelques années, des bruits ont couru comme quoi nous vivrions dans un monde post-lettré, dans lequel la capacité de donner sens à des mots écrits avait d’une certaine manière disparu, mais ces jours là sont finis : les mots sont plus importants qu’ils ne l’ont jamais été : nous naviguons à travers le monde par les mots et alors que le monde glisse vers le web, nous devons suivre, communiquer et comprendre ce que nous lisons. Les gens qui ne se comprennent pas ne peuvent pas échanger d’idées, ne peuvent pas communiquer et les programmes de traductions s’arrêtent à un certain point.


La plus simple manière d’être certain d’élever des enfants lettrés est de leur enseigner la lecture et de leur montrer que la lecture est une activité agréable. Cela signifie, tout simplement, trouver des livres qu’ils aiment, leur en donner l’accès et les laisser les lire.

Les livres jeunesse
Lisez la suite en cliquant sur le lien ci dessous

mardi 25 février 2014

Simon Astier : Hero Corp







Hero Corp = La série et la BD !

Synopsis de la BD (T.1) = Montréal 1983. Cela fait la Une de tous les journaux. Captain Québec, le héros national, a été arrêté ! Des émeutes se répandent comme une traînée de poudre. Les dernières ligues de héros encore intègres doivent oublier leurs rivalités et s’unir pour combattre. C’est à l’armée à qui revient le rôle d’arbitre, elle veut fonder Hero Corp, une agence gouvernementale au service des citoyens. Quel sera le prix à payer pour un projet de cette envergure ? Qui croit encore que la paix est possible ? 

Synopsis de la BD (T.2) = Un tome 2 différent mais qui explore toujours la légende avec 4 histoires courtes, chapitrées par des pages bonus absurdes. 

Synopsis de la série = Suite à la guerre qui fit rage jusque dans les années 80, l'agence Hero Corp fut créée afin de regrouper tous les Super-Héros et de maintenir un climat de paix. L'agence possède plusieurs sites secrets éparpillés sur la planète. En Lozère, les retraités se retrouvent coupés du monde pour retrouver une vie calme et paisible. 20 ans de train-train volent en éclat quand The Lord refait surface. Face au plus grand super-vilain de l'Histoire que tout le monde croyait mort, le village est démuni. Selon une vision de La Voix, John est la solution à ce danger que la maison-mère préfère garder sous silence. John arrive au village mais il ignore tout de sa véritable identité et n'a aucune idée de ce qu'il va devoir accomplir pour sauver le monde.

MON AVIS SUR LA SERIE ET LES DEUX BD :

Quelle joie de ne pas être passée à côté de cette série ! Je tiens à remercier mes followings/followers sur Twitter pour m’avoir initiée à cette série. Si je devais sauver une série télévisée française, je sauverai celle-ci sans hésiter. 

Hero Corp, comme l’explique le synopsis, met en scène un groupe de super-héros. Néanmoins, ces derniers sont descendus dans la hiérarchie des supers-héros et se retrouvent avec des pouvoirs supers-pourris. Pas évident pour combattre le plus grand super-vilain de l’Histoire ! Mais parfait pour donner des situations super-cocasses/drôles/ridicules. 

L’humour ne plaît pas à tout le monde, mais pour moi, c’est un des meilleurs. C’est subtil mais pas dans le sens « jeux de mots recherchés ». Subtil dans le sens où il faut repérer le mot qui fait mouche, le ton de voix qui fait que… Dit comme ça, ça peut paraître compliqué mais pas du tout. Personnellement, je peux revoir les épisodes plusieurs fois, je rigolerai toujours face aux répliques stupides. Pour vous mettre l’eau à la bouche, voici une petite vidéo des moments cultes de la saison 1. N’hésitez pas à regardez au moins les deux premières minutes (surtout que je trouve que la première scène de la vidéo n’est pas la plus alléchante pour les novices :p)



Les saisons 1 et 2 sont extrêmement drôles, j’ai enchaîné les épisodes sans regrets. La saison 3 a été diffusée fin 2013 sur France 4. Elle m’a beaucoup plu aussi mais je regrette l’humour que j’ai trouvé moins présent. Mais l’histoire, le scénario… Bien que plus sombre, on s’éclate !

Un grand bravo à  Simon Astier et à toute son équipe. 

Si vous avez aimé Kaamelott, alors vous aimerez Hero Corp. (Kaamelott, créée par Alexandre Astier. Hero Corp par Simon Astier… L’humour est de famille ;) )


A la série s’ajoutent deux bandes-dessinées dont Simon Astier signe le scénario. Un bonheur de retrouver sa patte ici, cela permet de garder une cohérence avec la série. Le tome 1 montre les origines de Hero Corp, on retrouve très peu de personnages de la série. Mais pourtant, on y retrouve le même humour. Les dessins sont très beaux, c’est un vrai régal de tourner les pages et d’observer l’évolution des personnages. 

Le tome 2 est pour moi le plus réussi des deux. Il est découpé en plusieurs chapitres et chaque chapitre nous montre comment untel est devenu tel superhéros (La naissance de Captain Sports Extrêmes par exemple…). Entre chaque chapitre, il y a soit une page de pub, soit un jeu et même une recette de cookies ! L’humour est énormément présent, beaucoup plus que dans le premier tome selon moi. J’ai préféré cette deuxième lecture et j’espère avoir un tome 3 très bientôt ! C'est extrêmement agréable de se replonger dans l'univers d'Hero Corp à travers la BD. Cela approfondit la série. Mais si vous ne l'avez pas vu, la BD ne vous est pas inaccessible pour autant !

Pour fêter la sortie en DVD de la saison 3 et du tome 2 de la BD (sortie en novembre), une dédicace a été organisée au Furet Du Nord de Lille, le samedi 15 février 2014. A l’origine, le créateur de la série et de la BD, Simon Astier, devait être présent. Malheureusement, pour un problème d’emploi du temps (merci le festival de Luchon), Simon n’a pas pu se déplacer à Lille. Simon est un superhéros mais n’a malheureusement pas le don d’ubiquité. Il s’est vu remplacé par Philippe Noël (Cécil, le maire) et François Podetti (Burt), deux acteurs de la série. Et j’étais ravie de les voir ! Ils ont été absolument gentils et nous avons bien ri. Ils prenaient leur temps avec chaque personne, n’hésitant pas à engager une petite conversation. Pour finir cet article, voici la photo souvenir que nous avons prises (de gauche à droite : Philippe Noel, my friend Nora, moi, my other friend Ysatis et François Podetti !)

vendredi 30 août 2013

LeakyCon Lit = Des conférences littéraires pour jeunes écrivains !

La LeakyCon est une convention organisée autour du monde d'Harry Potter. Néanmoins, la convention s'élargit et a désormais toute une partie dédiée à la littérature, l'écriture et l'édition (en fonction des panels proposés).

Voici la liste des auteurs présents lors de la LeakyCon London :
James Dawson, Laure Eve, Sally Gardner, Abigail Gibbs, Will Hill, Dawn O'Porter, Samantha Shannon, Elizabeth Wein et Matt Whyman.
On notera aussi la présence de Rosianna, l'assistante de John Green.

Je ne connaissais aucun des auteurs, même de nom. J'ai donc été au départ un peu déçue par cette liste. Mais au final, j'ai découvert des personnalités très intéressantes et j'ai hâte de me procurer leurs romans. (Ils étaient tous disponibles à la LeakyCon. Mais ma valise ne fermait déjà plus...)

Comme la plupart des conférences se chevauchent, il a fallu choisir. J'ai assisté à 4 conférences du la Leaky Lit et elles ont toutes été plus intéressantes les unes que les autres.
Let's make a world ! = Créons un monde !

Ce panel a démarré suite à des questions que le public présent a posé sur feuille peu de temps avant que la conférence ne commence. Ce que j'ai aimé dans ces conférences ce sont les petites salles, nous étions donc très peu et c'était très convivial !

1) Par où commencez-vous ?

Les réponses ont été assez variées car chacun à sa méthode pour commencer à écrire.
Will Hill a été frustré par sa lecture de Dracula de Bram Stoker lorsqu'il était plus jeune. Ce livre est un héritage laissé par Bram Stoker mais pour lui, il manquait quelque chose. C'est pourquoi il a voulu écrire et créer un monde avec des vampires vivants dans notre société actuelle. Il se considère comme un auteur visuel, il voit les choses lorsqu'il écrit.

2) L'installation des règles et lois régissant le monde créé.


Tout d'abord, vous devez vous assurer que tout ce que vous écrivez est possible dans le monde réel. Si vous décrivez un meurtre, si vous parlez d'une maladie ou même d'un système de lois judiciaires, vous vous devez de vérifier si c'est faisable, s'il n'y a pas d'incohérence. Vous devez faire un travail de recherche derrière car si vous tombez sur un lecteur médecin par exemple, il peut détruire tout votre monde si vous êtes passé à côté d'un détail auquel vous n'aviez pas pensé.

De plus, les auteurs ont conseillé de poser toutes les règles de votre monde AVANT de commencer à écrire votre roman. Vous devez avoir ce qu'ils ont appelé un « skeleton background » c'est-à-dire un arrière-plan, un squelette sur lequel vous allez vous appuyer tout au long de votre travail. Vous devez vous mettre dans la peau de vos personnages et imaginer ce qu'ils peuvent voir en se promenant dans la rue. Vous devez même penser à l'économie du monde que vous créez. Comment fonctionne la monnaie, comment fonctionne le monde du travail et même les toilettes. Bien sûr vous ne parlerez pas de tous ces détails dans votre histoire, mais vous vous devez d'avoir ça en tête pour que votre monde soit solide.

Néanmoins vous devez être prudent : ne faites pas du monde que vous créez le personnage central de votre roman. Le monde n'est qu'un décor, il doit se distinguer de vos héros.

3) La correction.

Avant tout, il vous faut avoir une très bonne relation avec votre éditeur/maison d'éditions. En effet, il faut que vous rencontriez un lecteur critique qui n'hésite pas à vous dire : as-tu pensé à ça ? As-tu vérifié ça ? Et ça ? Et ça ? De plus, il faut être ouvert à la critique. C'est le plus important pour progresser.

Il ne faut pas non plus vous forcer à réfléchir. Il ne faut pas que vous vous arrachiez les cheveux pour trouver une solution ou une idée. Les idées finiront toujours par venir.

N'hésitez pas non plus à déterminer quel type d'auteur vous êtes. Est-ce que vous avez plutôt tendance à montrer votre travail à de nombreuses personnes ? A seulement votre éditeur ? Il est important de savoir ce que vous voulez pour permettre à la correction d'avancer comme vous l'entendez. De plus, ne laissez pas les autres écrire le livre à votre place. Vos amis peuvent vous donner des idées mais ne les laisser pas trop rentrer dans la production de votre écrit ou vous finirez par croire que vous écrivez leur livre et non le vôtre.

4) Comment décidez vous de l'allure de vos créatures et personnages ?

Cette question était notamment destinée, comme vous vous en doutez, aux auteurs de fantasy.
Will Hill a répondu ainsi : il a d'abord regardé les différents types de vampires possibles, quelles étaient leurs caractéristiques. Il a ensuite décidé de ce qu'ils pouvaient faire et ne pas faire, il a réfléchi à comment réutiliser les règles ayant déjà été utilisées pour ces créatures. (Il a d'ailleurs décidé de ne pas garder l'ail comme répulsif à vampire !).

Il faut savoir que si votre créature peut tout faire, alors votre personnage n'a aucune chance contre elle. Vous avez besoin de poser des limites, de donner un point faible à votre créature.

5) Comment décidez-vous de ce qui est important à décrire ?


La réponse a été rapide, la conférence touchait à sa fin. C'est dommage car je la trouvais très intéressante !
Matt Whyman, si je me souviens bien (je n'ai pas noté son nom dans les notes mais je suis presque sûre que c'est lui qui a parlé !), a dit être plus intéressé par les conséquences que l'acte en lui-même. Il ne décrit donc pas tellement.
Néanmoins, il faut avoir des liens avec le lecteur : le lecteur a besoin de savoir où il est.

Ainsi se termine la première conférence !


Les trois suivantes font l'objet d'un résumé beaucoup plus court car je n'ai malheureusement pas voire peu de notes. J'étais tellement captivée que j'en ai oublié d'écrire. Et puis, je dois dire que prendre des notes en anglais n'est pas forcément chose facile et je ne voulais rien louper !

Fear and loathing in the writing process : how to stop worrying and learn to love the terror = La peur et le dégoût de l'écriture: comment arrêter de s'inquiéter et apprendre à aimer la peur.


La peur que la plupart des auteurs ont ressentie est celle de l'échec. Ils ont d'ailleurs dit qu'ils avaient eu du mal à se considérer comme écrivain puis comme auteur. Cela semblait irréel pour eux car c'est un métier difficile qu'il n'est pas donné à tout le monde de faire.

Samantha Shannon, âgée de 22 ans, vient tout juste de voir son premier livre publié. Il est sorti quelques jours après la LeakyCon et se place aujourd'hui 7ème sur la liste du New York Times bestlling author list. Lors de la conférence, elle a avoué qu'écrire et être publiée l'a aidée à devenir plus extravertie. Jamais, quelques mois auparavant, elle ne se serait imaginée donner une conférence devant une petite centaine de personnes à cause de sa timidité.

La peur peut aussi être vaincue grâce à internet. De nos jours, nous pouvons, si nous le décidons, partager avec énormément de personnes. Cet échange peut néanmoins apporter aussi beaucoup de négativité. James Dawson a quant à lui utilisé internet pour réussir à se faire publier.

Pour ceux qui désirent écrire, les auteurs nous ont conseillé de lire « On writing » de Stephen King. Il s'agit d'un essai et d'une autobiographie publié en français sous le titre : « Ecriture : Mémoires d'un métier ». Ayant lu la page wikipédia de l'autobiographie, j'ai hâte de me procurer cet essai !

La question des noms des personnages a aussi été évoquée. Sally Gardner a annoncé ne pas avoir pu écrire une ligne sans avoir le nom de son personnage. Les auteurs ont dit que jouer avec les noms étaient une expérience amusante et qu'ils pouvaient faire qu'un nom convienne à un personnage.

Enfin, pour écrire il ne faut pas vous forcer. Il ne faut pas non plus hésiter à sortir de chez soi et à observer ce qu'il se passe tout autour de nous. C'est en sortant, en s'aérant l'esprit que l'on peut trouver l'inspiration.

I was a teenage author / Who has it worse = J'étais un auteur adolescent / Qui a la pire ?


I was a teenage author était un panel tenu par Elizabeth Wein et Will Hill. La prise de notes n'était pas nécessaire pour ce panel car ils se sont contentés de nous lire leurs travaux. Mais pas n'importe lesquels ! Ils nous avaient ramené de vieilles feuilles simples où ils avaient écrit leurs premières histoires. Will Hill nous a donc lu une toute petite histoire qu'il avait écrite à l'âge de 8 ans. Elizabeth Wein s'est aussi prêtée au jeu avec des écrits de son adolescence. Nous avons pu jeter un œil à leurs manuscrits qui étaient parfois illustrés de leur propre main. Quant aux histoires, surtout les premières qu'ils avaient écrites, elles étaient parfois tellement incongrues que le public et les auteurs riaient de bon cœur. J'ai énormément aimé ce panel qui était une fois encore très convivial. En les entendant lire leurs écrits d'enfance, on se dit que tout écrivain qui se bat pour son métier, peut réussir à être publié.

Who has it worse était le plus grand panel de la LeakyCon Lit. Il était d'ailleurs ouvert à toute la convention, pass Lit ou non. Ce panel était animé par Dawn O'Porter, James Dawson et Matt Whyman. Ce panel était une sorte de petit débat cherchant à déterminer qui des filles ou des garçons avaient l'adolescence la plus affreuse. Pourquoi avoir choisi-ce thème me direz-vous ? Tout simplement parce que James Dawson et Dawn O'Porter ont tous deux écrits un livre sur l'adolescence et la sexualité. Ils ont abordé tous les sujets sans tabous et ont même raconté quelques anecdotes sur leur propre adolescence. James Dawson a raconté une anecdote absolument affreuse, je me sentais vraiment mal pour lui ! Mais il était très léger dans sa façon de parler et aucune gêne n'était ressentie !

Voilà pour le grand résumé de la LeakyCon Lit ! J'espère que les sujets vous ont plu et intéressés ! N'hésitez pas à me donner vos avis et pour ceux qui écrivent, si cela vous a été utile !