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lundi 21 septembre 2015

Jack London : L'appel de la forêt



L’appel de la forêt

Admiré par tous et choyé par son maître, le chien Buck n'a vraiment pas de raison de se méfier des humains. Un homme va pourtant l'arracher à son foyer ; un autre va lui enseigner la dure loi du plus fort. Devenu chien de traîneau, Buck découvre la violence, le goût du sang. Des rivalités déchirent la meute dont il fait maintenant partie. Alors que Buck s'éloigne de la civilisation, une voix venue de la forêt éveille dans sa mémoire l'appel de la nature, puissant, irrésistible...

MON AVIS :

Ayant lu Croc-Blanc, il y a très peu de temps, je ne comptais pas lire ce roman de Jack London très rapidement. Alors que dans Croc-Blanc nous faisons face à un loup qui se fait apprivoiser, dans ce tome, nous avons Buck qui retourne petit à petit à l’état sauvage.

Tout au long de ma lecture, je n’ai pas pu m’empêcher de faire le parallèle entre les deux romans. Les histoires sont semblables et différentes à la fois. J’ai eu un drôle de ressenti et je ne sais pas trop comment l’expliquer. Il n’est pas difficile de s’attacher au personnage de Buck car c’est un chien adorable, avenant et il est présenté sous son meilleur jour très rapidement et avec beaucoup de jolis détails. C’est un chien qui a énormément de ressources et qui est très intelligent. Néanmoins, sa vie n’est pas de tout repos.

J’ai beaucoup apprécié suivre ses pérégrinations. Il change beaucoup de propriétaires mais il arrive toujours à s’adapter. Même si ce n’est pas toujours évident pour lui, il arrive à rebondir. Il passe par toutes les émotions possibles : joie, peur, tristesse et surtout, il développe un instinct de survie exceptionnel ! 

Ensuite, grâce à toutes les aventures de Buck, on découvre le Grand Nord. Jack London nous dépeint les paysages d’une manière magnifique. Il m’a presque donné envie de partir dans ces contrées lointaines pour les découvrir avec mes propres yeux. Alors que je déteste la neige et le froid, c’est un fait que je me devais de souligner !

Tout cela est possible grâce à l’écriture et au style de Jack London. Il a une plume exceptionnelle. Je suis sidérée par sa façon de faire. Il permet au lecteur de se mettre dans la peau de Buck, de ressentir les émotions de ce chien et de ressentir en parallèle des émotions de lecteur : compassion, pitié, attachement… Ce florilège d’émotions nous envahit sans prévenir !

En bref : Jack London, un auteur à lire, à relire et à faire découvrir aux générations futures ! D’ailleurs, je vais l’étudier avec mes élèves de cinquième cette année !!!


Je suis dans un ascenseur émotionnel.

mardi 18 août 2015

Jack London : Croc-Blanc





Croc-Blanc 

Fils d'une louve et d'un chien de traîneau, Croc-Blanc connaît bien la loi du Grand Nord : manger ou être mangé.
Sa rencontre avec les hommes, ces dieux faiseurs de feu sera décisive. Sous l'autorité de son premier maître, il devient chien de traîneau. Mais un autre maître, sanguinaire et brutal, l'engage dans de cruels combats et réveille sa sauvagerie. De l'instinct du loup ou de celui du chien, lequel l'emportera ?

MON AVIS :

Il y a très longtemps que j’entends parler de Croc-Blanc et de son auteur Jack London. J’étais intriguée par ce roman classique destiné à la jeunesse qui reçoit encore aujourd’hui beaucoup de bonnes critiques. Je me suis enfin lancée cet été !

Tout d’abord, j’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire. Alors que Croc-blanc est le nom du héros et le titre du roman, je m’attendais à le rencontrer directement. Il est plutôt classique de tomber directement (ou presque) sur le héros principal. Or, ici, les cinquante premières pages ne le concernent pas directement. En effet, l’auteur prend le temps de nous expliquer d’où vient Croc-Blanc. Ainsi, nous faisons d’abord la rencontre de ses parents et nous assistons à sa naissance. C’est un peu lent mais ça n’en est pas moins intéressant car nous découvrons la vie sauvage des loups. Par la suite, Croc-Blanc se fait apprivoiser et c’est à partir de ce moment que j’ai réellement accroché à l’histoire.

Ce qui m’a le plus impressionné est la façon dont Jack  London a écrit son roman. Nous avons accès aux pensées du loup, à ses envies, ses désespoirs, ses peurs. Ecrire en se mettant à la place d’un être humain n’est déjà pas facile alors se mettre dans la peau d’un loup a du demander un certain travail. De plus, il fallait que le comportement du loup et des autres chiens soit plausible, réaliste. Jack London a merveilleusement bien réussi son pari. Je n’ai eu aucun mal à imaginer les scènes de poursuites, de courses, de combats… Je n’avais plus des mots sous les yeux mais des loups, des chiens et des hommes plus ou moins humains.

On s’attache forcément à Croc-Blanc. Ce loup a un caractère bien trempé et même s’il ne nous donne pas forcément envie de le cajoler, on a envie de le protéger. Jusqu’au bout, je me suis demandé comment le roman allait se terminer, comment Croc-Blanc finirait. Je n’avais presque pas envie de tourner les dernières pages, tellement j’ai apprécié suivre le cours de sa vie. Il n’a pas toujours été facile d’être témoin de son histoire mais les dernières pages sont vraiment belles. La dernière ligne du roman est très jolie aussi : pour moi, elle reste assez ambiguë et laisse le lecteur choisir. De plus, avec cette manière de faire, on peut dire que la boucle est bouclée ! 

En quelques mots : malgré un début difficile, je ressors enchantée de cette lecture qui est à la fois dure et jolie. De plus, je l’ai trouvée très originale. Un classique qui ne peut pas se démoder et qui vous fait voyager dans le Grand Nord !