lundi 2 mars 2015

Ava Dellaira : Love Letters to the Dead



Love Letters to the dead

Au commencement, c'était un simple devoir. Ecrire une lettre à un mort. Laurel a choisi Kurt Cobain, parce que sa grande soeur May l'adorait. Et qu'il est mort jeune, comme May. Très vite, le carnet de Laurel se remplit de lettres où elle dresse son propre portrait de lycéenne, celui de ses nouveaux amis, de son premier amour... Mais pour faire son deuil, Laurel devra se confronter au secret qui la tourmente, et faire face à ce qui s'est réellement passé, la nuit où May est décédée. Love letters to the dead est une lettre d'amour à la vie.

MON AVIS:

Il y a quelques temps déjà, Emma Watson tweetait à propos de ce roman qu’elle avait énormément apprécié. Peu de temps après, le livre sortait chez Michel Lafon en VF et il déferlait sur les blogs. J’ai pu lire des avis positifs comme négatifs. Mais je voulais lire le roman en VO et je ne voulais pas le commander sur Amazon. En juillet dernier, j’ai fait toutes les librairies possibles du centre de Londres pour le trouver et c’était en rupture de stock… En octobre, je suis retournée à Londres et VICTOIRE ! Je l’ai trouvé. Mais entre temps, mon envie de le lire s’est un peu estompée. En février 2015, j’ai fini par le sortir de ma PAL car j’avais trop ramé pour trouver ce livre et le laisser croupir dans ma bibliothèque.

Je l’ai commencé sur la route du travail, dans le métro. J’ai tout de suite accroché à la présentation de l’histoire : un roman épistolaire, comme le titre l’indique. Mais nous sommes confrontés à une correspondance particulière puisqu’il s’agit de lettres destinées à des personnes connues et décédées. Ces lettres sont un exutoire pour la jeune fille, nommée Laurel. Ecrire est une thérapie pour elle, cela lui permet de se livrer, de raconter ce qu’elle vit quotidiennement au lycée et aussi ce qu’elle a vécu avant de se mettre à écrire ces lettres.

Je n’ai pas eu trop de mal à me plonger dans le livre. C’est assez simple à lire et on se demande ce que cache Laurel, pourquoi elle semble si fragile et pourquoi le décès de sa sœur la fait autant souffrir. Evidemment, perdre quelqu’un de sa famille c’est très dur mais Laurel présente le décès d’une certaine façon et sous-entend qu’elle en sait plus qu’elle ne le dit. C’est cela qui m’a intrigué durant une très grande partie du livre, je pensais qu’il y aurait une révélation, un secret liant les deux filles. Finalement, lorsque ce secret est dévoilé, je me suis sentie piégée : on a quelques éléments de réponses mais pas tant que ça… J’avais besoin de tout comprendre et au final, je n’ai pas eu l’explication que j’attendais. 

En plus de cela, j’ai très vite été agacée par Laurel, notamment lorsqu’elle explique sa relation avec sa sœur May. May est un modèle pour elle, jusque là, c’est normal on en a tous un ! Mais c’était trop, beaucoup trop. Ça en était arrivé à un tel point que Laurel était transparente, ne pensait pas par elle-même, ne jurait que par sa sœur, vénérait sa sœur… et ça m’a agacé. Surtout que ça continuait après la disparition de May. Vers la fin du roman seulement, Laurel change, mûrit et comprend qui sa sœur était réellement. Heureusement que les personnages secondaires (Sky, Hannah, Natalie, Tristan et Kristen) étaient là, je les ai énormément appréciés. Ils ont aidé Laurel chacun à leur manière.

"Fonce devant un bus s'il te plaît". C'est un peu moi devant Laurel. Ca prend d'autant plus son sens quand on a lu le livre!


Ce roman est une bonne petite découverte tout de même. Il traite de beaucoup de sujets difficiles comme l’alcool, la drogue, l’homosexualité, la mort… Contrairement à « The Perksof being a wallflower » de Stephen Chbosky, j’ai trouvé qu’ici les sujets difficiles étaient traités trop en surface. Pourtant, tous font partie du quotidien des adolescents et le livre vise avant tout ce public. Je trouve honorable de la part des auteurs d’essayer de lever les tabous sur ces thèmes.

En conclusion : une écriture moins puissante que Stephen Chbosky mais l’histoire est touchante et jolie. De plus, elle se termine avec une once d’espoir !

 
En deux mots: pas mauvais!

5 commentaires:

  1. J'avais beaucoup aimé la deuxième partie, beaucoup plus touchante que la la première ^_^

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    1. C'est vrai que la première est un peu plate ^^'

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  2. Aaaaah j'ai lu ton article et je viens de me rendre compte que j'y avais pas mis de commentaire... shame on me !

    Ton avis me donne envie de le sortir de ma PaL et en même temps je redoute xD
    Je reviendrais te dire quand je l'aurais lu ;) (puis j'ai d'autres livres prioritaires :p)

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    1. Ahah pas de souci ;)
      J'attends donc ton avis :D Mais je comprends ton appréhension!
      Bonnes lectures :)

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    2. Comme promis me voilà après ma lecture et... j'ai bien aimé aussi. Et je suis d'accord avec toi sur le fait que Laurel vivait trop à travers sa soeur, j'avais envie de la secouer et de lui dire "hé ho t'as ta vie toi aussi !".
      J'ai bien aimé les lettres et le côté poétique qu'il y a.

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