jeudi 15 octobre 2015

Erika Johansen : The Invasion of the Tearling





The Invasion of the Tearling

With each passing day, Kelsea Glynn is growing into her new responsibilities as Queen of the Tearling. By stopping the shipments of slaves to the neighbouring kingdom of Mortmesne, she crossed the Red Queen, a brutal ruler whose power derives from dark magic, who is sending her fearsome army into the Tearling to take what is hers. And nothing can stop the invasion. But as the Mort army draws ever closer, Kelsea develops a mysterious connection to a time before the Crossing, and she finds herself relying on a strange and possibly dangerous ally: a woman named Lily, fighting for her life in a world where being female can feel like a crime. The fate of the Tearling – and that of Kelsea’s own soul – may rest with Lily and her story, but Kelsea may not have enough time to find out. In this dazzling sequel to her bestselling debut The Queen of the Tearling, Erika Johansen brings back favourite characters, including the Mace and the Red Queen, and introduces unforgettable new players, adding exciting layers to her multidimensional tale of magic, mystery and a fierce young heroine.

MON AVIS :

Le tome 1 (chronique disponible) m’avait totalement séduite. J’avais beaucoup apprécié cet univers particulier, entre le Moyen Age et un monde de science-fiction, à la fois réaliste et fantastique. Les personnages étaient intéressants, plein de surprises et je trouvais qu’ils sortaient des stéréotypes du genre fantasy. Il était donc normal que je me rue sur la suite. Bien que certaines choses m’ont dérangée, j’ai adoré cette lecture.

Ce second tome met l’accent sur la guerre que connaît le royaume des Tearling. Suite à une décision politique de Kelsea, le royaume de Mortmesne veut l’envahir. Derrière cette intrigue principale, se cachent de nombreuses intrigues secondaires. Mais au final, elles ont toutes autant d’importance les unes que les autres, toutes s’imbriquent (presque) à la perfection. Cette guerre sert de trame de fond, elle permet au roman de garder une certaine logique. En parallèle, nous avons une intrigue autour des bijoux de Kelsea : là-dessus, j’ai eu parfois l’impression qu’ils étaient inspirés de l’anneau de Tolkien et aux Horcruxes (notamment le médaillon de Serpentard) de JK Rowling. La comparaison est minime et ils n’ont pas le même but mais leur effet sur Kelsea n’est pas surprenant. Ils lui confèrent un pouvoir assez impressionnant mais j’aurais voulu que ce soit traité différemment.

J’ai trouvé que ce second tome apportait énormément de réponses et expliquait les incohérences que certains critiques pointaient du doigt dans le tome 1. Le tout se dévoile très lentement mais la fin de cette dystopie est très éclairante. Les flash-back, grande nouveauté pour ce tome, permettent à cet univers de se construire et de se dévoiler au lecteur.  De plus, ils nous permettent de faire connaissance avec d’autres personnages, plus ou moins sympathiques.

Néanmoins, je suis mitigée sur le personnage de Kelsea, notre héroïne. Entre le tome 1 et le tome2, elle évolue énormément. Elle développe une certaine colère et une certaine violence, elle s’affirme et elle a beaucoup plus l’étoffe d’une reine. Néanmoins, elle commet quelques actes et prend quelques décisions que je ne comprends pas et que je ne cautionne pas (notamment avec un garde et à la toute fin du roman…). De plus, et là c’est un choix de l’auteur que je critique, je n’aime pas comment elle est perçue. Dans le tome 1, elle est décrite comme étant moyennement jolie et elle n’a pas une taille de guêpe. Dans ce tome-ci, grâce à ses bijoux, elle perd du poids, son corps se sculpte et tout le monde (ou presque) tombe sous son charme. J’aurais préféré qu’elle reste comme elle était. Quant aux autres personnages, certains font toujours autant froid dans le dos comme le Holy Father et Greg. Entre les scènes de violence et de viol, ce dernier est méprisable, détestable, effrayant. 

En bref : un second tome aussi prenant que le premier, avec ses qualités et ses défauts. Mais impossible de le reposer une fois le nez dedans.


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