dimanche 27 décembre 2015

Herbie Brennan : La guerre des Elfes





La guerre des Elfes : L’héritière 

Mi-humaine, mi-elfe, Mella est la fille du roi Henry et de la reine Bleu. En voyage dans le Monde analogue, la Princesse se retrouve par accident sur les terres de Haleklind et fait une terrible découverte : des forces rebelles s'apprêtent à envahir le Royaume des Elfes au moyen d'une arme de destruction  massive. Mella se promet de sauver les siens... mais elle est loin d'imaginer quel ennemi la guette dans l'ombre.

MON AVIS :

Dans un premier temps, mettons les choses au clair. Cette série, parue chez Pocket Jeunesse, a changé de nom en cours de route. Pour ma part, je l’ai commencée il y a quelques années sous le nom : « Le royaume des fées ». S’il y a une explication à ce changement, je ne le connais pas mais je le trouve tout de même inutile. D’autant plus que les elfes et les fées ne sont pas du tout les mêmes créatures ! C’est assez perturbant d’autant plus que le titre original évoque bien les « faeries » soit les fées et non les « elves » soit les elfes !


Malgré ce gros détail perturbant, j’ai beaucoup aimé me replonger dans la saga. Ce tome arrive après les quatre premiers et se passent une quinzaine d’années plus tard. Je dois vous avouer que je n’avais pas tous les détails en tête concernant les premiers volets, car de nombreuses années se sont quand même écoulées depuis que j’ai eu le plaisir de les lire.


Ce tome raconte l’histoire de Mella, la fille de Henry et Bleu les deux personnages principaux des tomes précédents. Bien évidemment, ils sont très présents dans ce cinquième tome mais on sent qu’ils passent le relais. Mella ne m’a pas déplu mais ne m’a pas particulièrement séduite non plus. C’est une adolescente qui ne réfléchit pas beaucoup au début et qui finit par avoir plus d’un tour dans son sac. Ce que j’ai vraiment aimé, ça a été de retrouver les anciens personnages, les bons comme les méchants. Pyrgus reste mon personnage favori et j’aurais aimé qu’il soit encore plus présent au fil des pages. Les méchants comme Blafardos, Sulfurique et Noctifer sont toujours aussi mauvais mais ils sont comiques à leurs dépens. 


Pourtant, l’histoire ne casse pas trois pattes à un canard (j’adore cette expression). Mella s’enfuit, il faut partir à sa recherche et on découvre que le Royaume est menacé par le pays voisin qui jusque là c’était fait plutôt discret. Rien de bien exceptionnel et je dois avouer que cela se ressent dans l’écriture. Il manquait un petit quelque chose d’exotique, de plus pointu. Ce cinquième tome est agréable à lire mais il est loin d’être essentiel. J’interprète sûrement mais j’ai l’impression qu’il a été écrit parce que l’auteur voulait se replonger encore un peu dans ce fabuleux univers qu’il avait créé. Mais cette envie ne justifie pas tout. 


En effet, la fin a un goût de « pas finie » ! Il ne restait qu’une cinquantaine de pages, je voyais la fin du roman arriver dangereusement et pourtant, le grand rebondissement de la fin n’était toujours pas là. Au final, le soufflé retombe. Tout se résous en un clin d’œil, on a un peu trop de miévrerie qui sort de nulle part et on nous promettait un danger en début de roman avec les döppelganger que l’on a pas… On ne connaît pas l’issue de certains personnages non plus… Ces dernières pages ont donc été une déception.


En bref : un roman sympathique si l’on veut se replonger dans cet univers mais qui n’y apporte pas grand-chose.

Pas trop mal !

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