mardi 23 décembre 2014

Neil Gaiman : The Ocean at the end of the lane




The ocean at the end of the lane

"Les adultes suivent les chemins. Les enfants explorent."
De retour dans le village de sa jeunesse, un homme se remémore les évènements survenus l'année de ses sept ans. Un suicide dans une voiture volée. L'obscurité qui monte. Et Lettie, la jeune voisine, qui soutient que la mare au bout du chemin est un océan...

MON AVIS :

Depuis quelques mois, je rêve de découvrir l’écriture de Neil Gaiman. Je le connais de nom depuis très longtemps, j’ai traduit sa conférence sur les bibliothèques et la rêverie enmai dernier… Et j’ai enfin lu un de ses romans. 

The Ocean at the end of the lane  raconte l’histoire d’un homme qui revient sur les lieux de son enfance... Il se remémore ce qu’il a vécu avec son amie Lettie Hempstock et sa famille. L’homme est mis en scène au début et à la fin du roman. Entre les deux, nous suivons les péripéties de l’enfant qu’il a été.  

L’histoire de ce jeune garçon est très particulière. Dès le début, on se demande qui il est et ce qu’il risque de lui arriver. Neil Gaiman réussit à rendre son personnage attachant et adulte malgré son jeune âge. Son histoire est singulière, fantastique et effrayante.  De pages en pages, l’intrigue prend une ampleur terrifiante. Le rythme de l’histoire vous tient en haleine et les dernières pages sont terminent l’histoire à la perfection. La boucle est bouclée.

Terrifiant, vous dis-je.

Cette chronique est très difficile à écrire. J’ai aimé ma lecture, j’ai aimé les personnages, j’ai aimé les lieux décrits, j’ai détesté ces affreuses créatures peuplant ce monde étrange… Tout comme le personnage principal, j’ai du mal à mettre les mots sur cette expérience. Il est difficile de parler de cette histoire sans en dévoiler trop. En toute honnêteté, je pense qu’il faut lire ce livre pour se rendre réellement compte du pouvoir de l’écriture de Neil Gaiman.  

Dans ce roman, Neil Gaiman prend la plume pour nous montrer, à nous adultes, ce que c’est que l’enfance. Alors que son héros est un jeune garçon, cette histoire ne peut être mise dans la catégorie littérature jeunesse. C’est en cela que la force de son roman réside. De plus, j’ai énormément apprécié quelques très beaux passages du texte, faisant des citations parfaites. Elles allient l’enfance et l’âge adulte de manière subtile et vraie !

Pour résumé en quelques mots, cette première rencontre avec l’environnement de Neil Gaiman a été plus que satisfaisante. Je m’attendais à être transportée par son style et terrifiée par son univers : ces deux attentes ont été plus que remplies et:


C'est ça que j'aime dans les romans!

Voici un échantillon de citations, en anglais. Si vous avez la traduction, n'hésitez pas à la partager.

"I lay on the bed and lost myself in stories. I liked that. Books were safer than other people anyway.” 

I went away in my head, into a book. That was where I went whenever real life was too hard or too inflexible.”

Adults follow paths. Children explore. Adults are content to walk the same way, hundreds of times, or thousands; perhaps it never occurs to adults to step off the paths, to creep beneath rhododendrons, to find the spaces between fences. I was a child, which meant that I knew a dozen different ways of getting out of our property and into the lane, ways that would not involve walking down our drive.”


Growing up, I took so many cues from books. They taught me most of what I knew about what people did, about how to behave. They were my teachers and my advisers.”

Different people remember things differently, and you'll not get any two people to remember anything the same, whether they were there or not.”

Aucun commentaire:

Publier un commentaire