jeudi 8 mai 2014

James Dashner : L'épreuve, Le remède mortel



The Death Cure

It’s the end of the line.
 
WICKED has taken everything from Thomas: his life, his memories, and now his only friends—the Gladers. But it’s finally over. The trials are complete, after one final test.
 
Will anyone survive?
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C'est la fin.

Wicked a tout pris à Thomas : sa vie, ses souvenirs, et maintenant ses amis, les Blocards. Mais c'est enfin fini. Les épreuves sont accomplies, après un test final.

Y aura-t-il des survivants ? 

MON AVIS :

IL S’AGIT DU DERNIER TOME DE LA SAGA : RISQUE DE SPOILERS. 
Retrouvez les avis du tome 1 et du tome 2.


Et voilà… c’est une page qui se tourne avec cet ultime tome de la saga de « L’épreuve » écrite par James Dashner. Je suis ravie d’avoir suivi cette aventure et je suis impatiente de lire le prequel c'est-à-dire le tome qui précède toute la saga "The Kill Order" !


Ce dernier tome a été très fort en rebondissements. Comme dans les tomes précédents, chaque chapitre était plutôt court, mouvementé et tous se finissaient d’une telle façon que l’on ne pouvait pas s’empêcher de tourner les pages. Je ne vais pas revenir là-dessus plus longtemps ni sur le style de James Dashner qui est toujours aussi prenant.


L’intrigue en elle-même prend un tournant décisif et on se dirige tout doucement vers un dénouement. Pour cela, les personnages traversent de nombreuses épreuves. Alors que le premier tome se centrait sur le labyrinthe et le second sur la Terre Brûlée, ce dernier tome avait pour but de mettre l’accent sur la résolution du problème et sur la connaissance du réseau WICKED.  WICKED est l’organisation qui manipule Thomas et ses amis depuis le début. Ainsi, nous apprenons exactement quels étaient ses buts, pourquoi ils ont agi ainsi mais surtout qui est derrière tout ça. Le tome 2 nous introduisait déjà un des piliers de WICKED mais dans ce tome-ci, ce pilier prend une ampleur beaucoup plus importante et on découvre avec qui il travaille et comment il travaille. L’organisation de WICKED, ces laboratoires, ces dirigeants ont été très intéressants à découvrir. James Dashner en dit suffisamment pour nous contenter tout en nous laissant la possibilité d’imaginer encore plus. 


Pendant tout ce dernier tome, nous suivons une fois encore Thomas à travers ses pérégrinations. Il fait face à de nombreux soucis et dilemmes. L’un de ces dilemmes, qu’il finit par résoudre, m’a fendu le cœur mais vu le dénouement final, il n’y avait pas vraiment d’autres solutions. J’ai aimé sa force de caractère et sa façon de gérer les choses. Ça n’a pas dû être évident. Ensuite, il y a de nombreuses surprises concernant certains personnages, bonnes comme mauvaises. Certains personnages disparaissent, d’autres reviennent à la surface. Le personnage de Theresa est assez absent et ce n’a pas été pour me déplaire. Elle avait son rôle à jouer et même si elle a été un peu sous-exploitée, je ne l’aimais toujours pas. Minho, Newt, Brenda ont fait leur petit bonhomme de chemin dans mon petit cœur de lectrice. Si Minho et Newt m’ont séduite depuis le premier tome, Brenda m’a totalement convaincue dans ce tome 3. Quant à ce personnage (que je laisserai anonyme) qui revient, j’ai été ravie de le revoir. Il fait partie des bonnes surprises. Enfin, certains nouveaux personnages sont apparus et le mystère autour de certain(s) reste entier. 


Le dénouement de la saga m’a semblé logique concernant tous les événements qu’il y a eu au cours de ces trois tomes. J’avais du mal à m’imaginer une solution phénoménale et même si elle aurait pu être possible par un tour de passe-passe de l’auteur qui a tous les droits (ou presque) sur son univers, il a choisi une option qui me convient parfaitement. Elle n’est pas tout à fait rose, elle n’est pas tout à fait noire. James Dashner a su trouver un juste milieu même si j’aurais peut-être aimé un peu plus de précisions.


En bref : une saga à couper le souffle avec un dernier tome qui lève le mystère sur un monde ensorcelant.

A PARAITRE EN VF CHEZ POCKET JEUNESSE LE 5 JUIN 2014 

Lu et chroniqué en mai 2014 

vendredi 2 mai 2014

Neil Gaiman : L'importance des bibliothèques, de la lecture et de la rêverie



Neil Gaiman : Pourquoi notre futur dépend-il des bibliothèques, de la lecture et de la rêverie ?

Traduction par mes soins de cet article publié en octobre 2013

Introduction

Il est important pour les gens de vous dire de quel côté ils se placent et pourquoi, et s’ils peuvent être biaisés. Une déclaration d’intérêt en quelque sorte. Je vais vous parler de lecture. Je vais vous dire que les bibliothèques sont importantes. Je vais vous suggérer que lire de la fiction, lire pour le plaisir, est une des choses les plus importantes que l’on puisse faire. Je vais faire un fervent plaidoyer pour que les gens comprennent que les bibliothèques et les bibliothécaires sont importants et qu’il faut les préserver tous les deux.


Et je suis évidemment et énormément partial : je suis écrivain, souvent écrivain de fiction. J’écris pour les enfants et pour les adultes. Pendant environ 30 ans, j’ai gagné ma vie à travers mes mots, principalement en inventant des choses et en les couchant sur le papier. C’est bien sûr dans mon intérêt que les gens lisent, qu’ils lisent de la fiction, que les bibliothèques et les bibliothécaires existent et aident à promouvoir l’amour de la lecture et les endroits où lire est possible.


Je suis partial en tant qu’auteur. Mais je suis bien plus partial en tant que lecteur. Et encore bien plus en tant que citoyen britannique.


Et je suis ici ce soir, parlant sous les auspices de la Reading Agency : une œuvre de charité qui a pour mission de donner à chacun une égalité des chances dans la vie en aidant les gens à devenir des lecteurs confiants et enthousiastes. Cette charité soutient les programmes d’alphabétisation ainsi que les librairies et les individus et encourage purement et simplement la lecture parce que, nous disent-ils, tout change quand on lit.


Et c’est à propos de ce changement et de cette activité qu’est la lecture dont je suis venu vous parler ce soir. Je veux vous parler de ce que procure la lecture. En quoi c’est bon.

L'utilité de la fiction


Un jour que j’étais à New-York, j’ai entendu une discussion à propos de la construction de prisons privées – une énorme industrie florissante aux Etats-Unis. L’industrie pénitentiaire a besoin de planifier sa future expansion : de combien de cellules auront-ils besoin ? Combien y aura-t-il de prisonniers dans 15 ans ? Ils pensaient que ce serait très facile à prédire grâce à un simple algorithme, conçu sur le pourcentage du nombre d’enfants de 10-11 ans qui ne savent pas lire. Et qui ne liront certainement pas pour le plaisir.


Ce n’est pas un entretien particulier : on ne peut pas dire qu’une société lettrée ne connaît pas la criminalité. Mais il y a de nombreuses corrélations.


Et je pense que certaines d’entre elles, les plus simples, viennent de quelque chose de très simple aussi. Les personnes lettrées lisent de la fiction.


La fiction a deux utilités. Tout d’abord, c’est une porte ouverte à l’addiction de la lecture. La volonté de savoir ce qu’il va arriver ensuite, l’envie de tourner la page, le besoin de continuer, même si c’est difficile parce que quelqu’un est en mauvaise posture et que l’on désire absolument savoir comment cela va se finir... C’est une réelle volonté. Ça vous force à apprendre de nouveaux mots, à penser de nouvelles choses, à continuer ; de découvrir qu’en soi, lire est agréable. Une fois que l’on a compris cela, on est sur le point de pouvoir tout lire. Lire est la clé. Il y a quelques années, des bruits ont couru comme quoi nous vivrions dans un monde post-lettré, dans lequel la capacité de donner sens à des mots écrits avait d’une certaine manière disparu, mais ces jours là sont finis : les mots sont plus importants qu’ils ne l’ont jamais été : nous naviguons à travers le monde par les mots et alors que le monde glisse vers le web, nous devons suivre, communiquer et comprendre ce que nous lisons. Les gens qui ne se comprennent pas ne peuvent pas échanger d’idées, ne peuvent pas communiquer et les programmes de traductions s’arrêtent à un certain point.


La plus simple manière d’être certain d’élever des enfants lettrés est de leur enseigner la lecture et de leur montrer que la lecture est une activité agréable. Cela signifie, tout simplement, trouver des livres qu’ils aiment, leur en donner l’accès et les laisser les lire.

Les livres jeunesse
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mercredi 30 avril 2014

Veronica Roth : Insurgent



Insurgent

Le monde de Tris a volé en éclats. La guerre a dressé entre elles les factions qui régissent la société, elle a tué ses parents et fait de ses amis des tueurs.
Tris est rongée par le chagrin et la culpabilité.
Mais elle est Divergente. Plus que tout autre, elle doit choisir son camp et se battre pour sauver ce qui peut encore l'être...

MON AVIS :
 
Après avoir lu le tome 1, je me suis dit qu’il était impossible d’attendre trop longtemps avant de commencer le suivant. En effet, si vous avez suivi mes derniers avis, vous avez pu constater que j’étais tombée sous le charme de cette dystopie et notamment du personnage de Four. C’est donc avec un grand enthousiasme que je me suis lancée dans cette nouvelle lecture.


L’histoire reprend là où le tome 1 s’est arrêté. Nous sommes tout de suite de retour dans le feu de l’action. Je trouve que c’est quelque chose de très important, surtout pour ceux qui lisent les tomes avec quelques mois d’intervalle. Dans ce tome, l’intrigue prend encore plus d’importance. Dans le tome 1, nous faisions connaissance avec l’univers dystopique de Veronica Roth. Dans ce tome 2, nous approfondissons cette connaissance mais nous découvrons aussi les dessous de cette société. La guerre fait rage, les batailles s’enchaînent. Mais j’ai trouvé que cet enchaînement n’était pas très logique. Alors que je m’attendais à ce que ces combats se déclenchent plus rapidement, j’ai trouvé qu’il y avait un certain décalage. Néanmoins, j’ai tout de même été surprise par la tournure de certains événements. 


Pourtant, j’ai moins apprécié ce tome que le précédent à cause des personnages. En effet, j’ai eu beaucoup plus de mal avec les personnages alors qu’ils m’avaient totalement séduite dans le tome 1. Tout d’abord, Four m’a agacé avec ses réactions. Je n’arrivais pas à suivre son raisonnement. Il a donc descendu dans mon estime avant de remonter vers la fin de ce tome. Mais le pire dans tout ça, ça a été Tris. Même si certaines de ses réactions sont logiques avec ce qu’elle a vécu et à cause de son jeune âge, elle m’a littéralement énervée et agacée. Certaines de ses réflexions étaient tellement illogiques et insensées… Elle se réfugiait dans le mensonge par omission et je ne supportais pas cela. Le fait d’être dans les pensées de Tris avec la narration à la première personne n’aide pas. J’ai eu le même problème avec Katniss dans le tome 2 de Hunger Games. Quant aux personnages plus secondaires, j’ai eu quelques surprises. L’auteur sait nous surprendre et c’est un point en sa faveur. 


Les dernières pages remontent le niveau global de ce tome 2. Même si je l’ai dévoré, j’ai ressenti moins de choses que pour le premier tome. La fin est absolument grandiose avec un sacré rebondissement. Rien que pour cela, ça vaut le coup de supporter Tris.


Le style de l’auteur n’a pas changé. Il est toujours aussi accessible d’accès et ensorcelant. De plus, alors que toutes les deux pages dans le tome 1 nous avions droit à l’expression « I grit my teeth » (=je serre les dents), elle en a beaucoup moins usage ici. Je ne sais pas ce que ça donne dans la traduction française mais en VO ça en devenait agaçant.


En bref : un bon second tome malgré des personnages principaux qui vous cassent les pieds !

Mon avis sur le tome 1

Lu et chroniqué en avril 2014 

dimanche 27 avril 2014

James Dashner : L'épreuve - La Terre Brûlée



L’épreuve : La Terre Brûlée 

Et si la vie était pire hors du labyrinthe ? Thomas en était sûr, la sortie du Labyrinthe marquerait la fin de l’Épreuve. Mais à l'extérieur il découvre un monde ravagé. La terre est dépeuplée, brûlée par un climat ardent. Plus de gouvernement, plus d'ordre.... et des hordes de gens infectés en proie à une folie meurtrière errent dans les villes en ruines. Au lieu de la liberté espérée, Thomas se trouve confronté à un nouveau défi démoniaque. Au coeur de cette Terre Brûlée, parviendra-t-il enfin à trouver la paix... et un peu d'amour ?

MON AVIS : 
RISQUE DE SPOILERS

 WOW WOW WOW. Le tome 1 (mon avis ici) m’avait déjà charmé mais là… quel tome 2 ! Lu en deux jours, il se rapproche du coup de cœur. Je n’arrivais pas à le lâcher. Et pour cause !

Thomas et ses compagnons sont sortis du labyrinthe, ils pensent que tout est fini… ERREUR. Ils ne sont pas au bout de leurs peines. Le tome 2 reprend tout juste là où le tome 1 s’est arrêté. Il n’y a donc pas d’ellipse ce qui est agréable et logique vu l’intrigue et la façon d’écrire de James Dashner. 

Dès les premières pages, l’action reprend où elle s’est arrêtée. Et il n’y a aucun temps mort jusqu’à la toute dernière page. Ce second tome complexifie le monde créé par James Dashner : qui sont ces nouveaux personnages ? Comment les garçons vont-ils s’en sortir ? A qui faut-il faire confiance ? Tant de questions auxquelles vous pensez trouver les réponses… jusqu’à ce que vous ayez lu le chapitre suivant. C’est impossible de savoir vraiment qui est gentil, qui est méchant. Bien sûr, en tant que lecteur, on a sa petite idée mais…certains personnages sont surprenants et inquiétants. 

Pour les personnages, j’ai plus apprécié Thomas dans ce tome que dans le tome précédent. Je l’ai trouvé plus mature et plus franc : ce qui est logique étant donné qu’il comprend beaucoup mieux ce qu’il se passe qu’auparavant. Teresa : je ne l’aimais pas trop dans le premier tome et je crois que ça s’est empiré avec ce tome-ci. Je ne la comprends pas vraiment et j’ai du mal à croire en sa relation avec Thomas. Elle sonne creux tout comme dans le tome 1. Certes les flash-back aident à mieux comprendre ce qui les lie mais je ne suis pas convaincue par leurs sentiments l’un envers l’autre. Je ne dis pas qu’ils sont faux mais je n’y adhère pas. Quant aux autres personnages, j’ai une fois de plus adoré Minho et Newt même si on ne les voit pas assez à mon goût. Cela me fait presque regretter que l’histoire tourne uniquement autour de Thomas : il est présent dans chaque scène, malgré une narration à la troisième personne, c’est son point de vue que nous avons. Et cela laisse peu de place aux autres. De plus, nous découvrons de nouveaux personnages comme Jorge et Brenda. Si on oublie ma difficulté à surmonter le fait que la jeune fille s’appelle Brenda (à cause de la pub pour les jeux à gratter… T’as raison ma Brenda faut pas s’laisser aller ! https://www.youtube.com/watch?v=xMVweHJ6Y_c ), j’ai fini par l’apprécier même si on a du mal à la cerner. Jorge me paraissait plus intéressant mais il est moins présent que la jeune fille. J’espère qu’on en saura un peu plus par la suite. James Dashner a donné vie à de nombreux personnages et j’ai un peu peur qu’il s’éparpille. Néanmoins, chacun d’eux sont importants et je n’imagine pas l’histoire sans l’un ou l’autre.

Les chapitres sont un peu plus longs que dans le tome 1 mais ils restent rapides à lire. De plus, comme pour le premier tome, il est impossible de s’arrêter de lire. Chaque chapitre connaît une chute telle que vous devez tourner la page. Tous apportent leur pierre à l’édifice mais de façon différente : soit il renforce une théorie quelconque que vous vous êtes forgé soit il la détruit et remet en question tout ce que vous avez cru savoir. Pour moi, écrire d’une telle manière relève du tour de force. James Dashner arrive ainsi à tenir son lecteur en haleine sans jamais le lasser ou le perdre.

En bref : un tome 2 qui vous subjugue de par la force d’écriture, la force de l’histoire et la force des personnages ! 

Lu et chroniqué en avril 2014