samedi 6 septembre 2014

John Green : Paper Towns




Paper Towns

Quentin Jacobsen a passé toute sa vie à aimer la magnifique et aventureuse Margo Roth Spiegelman à distance. Le jour où elle ouvre sa fenêtre et grimpe dans sa vie, habillée comme un ninja et l'invitant dans une ingénieuse quête de revanche, il suit. Après cette nuit blanche, un nouveau jour commence et Quentin découvre en arrivant à l'école que Margo qui avait toujours été une énigme est maintenant devenu un mystère. Mais il apprend bientôt qu'elle a laissé des indices, et qu'ils sont pour lui. Le chemin pour la retrouver est loin d'être tout tracé, et plus il avance, moins il reconnait la fille qu'il croyait connaître.

MON AVIS :

John Green. Si vous ne le savez pas déjà, sachez que j’aime d’amour cet auteur. Il a une jolie plume, j’aime énormément ses livres et ce qu’il fait sur YouTube avec son frère Hank. Petit à petit, je découvre ses romans. Je ne me précipite pas afin de pouvoir en profiter un maximum.

John et son frère Hank, dans une de leurs vidéos.
Paper Towns raconte l’histoire de Quentin, Margo, Radar, Ben et Lacey. Quentin est le narrateur de l’histoire. Le jeune homme est en dernière année de lycée à Orlando en Floride, il n’est pas très populaire mais sa vie lui convient. Margo, sa voisine, l’intrigue énormément bien qu’ils se connaissent plus ou moins bien. L’histoire n’est pas ultra originale et elle ressemble sur certains points à son autre roman « Looking for Alaska ». A la disparition de la jeune fille, Quentin va se mettre à sa recherche. La quête du jeune homme est intéressante à suivre mais elle n’est pas non plus incroyable. Il est intéressant de suivre la découverte des différents indices parsemés par Margo mais il manque un petit quelque chose pour rendre cette recherche exceptionnelle. L’un des points positifs de cette longue tâche entreprise par Quentin est qu’elle permet au lecteur de découvrir quelques références musicales et littéraires. J’aime beaucoup quand les auteurs ont recours à ce procédé. Pour moi, ça rend le roman plus crédible, plus vrai. De plus, ça donne aux plus jeunes lecteurs (et aux moins jeunes aussi, on n’a jamais fini d’apprendre !) de nouvelles choses à découvrir, à apprendre, à voir, à lire ou à écouter. 

Les personnages mis en scène par John Green n’ont rien de bien original non plus. Quentin correspond au jeune homme sérieux qui finit par laisser son grain de folie prendre le dessus pour une fille. A ses côtés, nous avons Ben et Radar, ses deux meilleurs amis. Ces deux là sont très différents l’un de l’autre mais restent assez stéréotypés. Pourtant, heureusement qu’ils étaient là. En effet, j’ai adoré leurs caractères. Radar est très mature, il dit des choses très justes sur l’amitié par exemple. Ben, quant à lui, est plus fou, plus ado. C’est le personnage que j’ai préféré. Quant aux deux figures féminines, Lacey et Margo, elles ne m’ont pas transcendé. Lacey est très organisée et John Green fait d’elle un personnage appréciable. Margo, quant à elle, me paraissait très intéressante au premier abord mais j’ai vite été déçue. Elle m’a paru fade alors que je m’attendais à une jeune fille plus mystérieuse et plus réfléchie.
 
Le style d’écriture de John Green est ce qui m’a le plus séduit dans ce quatrième roman que je lis de lui. Il parvient toujours à trouver le mot juste pour décrire une situation, un sentiment. Il n’est pas psychologue mais il décrypte les adolescents avec justesse. De plus, à travers ses mots, il permet au lecteur d’avoir un esprit plus ouvert. Enfin, en plus de tout cela, John Green a ajouté une très forte dose d’humour dans ce roman. Je n’ai pas souvenir d’avoir autant ri en lisant un de ses romans. Il a mis ses personnages dans certaines situations rocambolesques et j’adore comment ils réagissent. Sans son écriture et ces scènes humoristiques, je suis persuadée que je n’aurais pas du tout apprécié cette lecture.

Ça aurait pu être pire John.
 
En somme, j’ai aimé cette lecture mais il y a comme un arrière-goût de déception. J’attendais un coup de cœur (je ne sais trop pourquoi) et une intrigue plus vivace. Pourtant, j’ai adoré suivre Quentin et ses amis, j’ai adoré rire à leurs côtés. L’écriture de John Green relève le tout grâce à un style piquant et juste !


lundi 1 septembre 2014

Bilan mensuel [3]

BILAN n°2 :
C'est l'heure du bilan !
Dans les prochains bilans ainsi que dans celui-ci, vous aurez mes livres lus, les chroniques publiées et mes acquisitions. 


Livres lus en août : (du plus récent au plus ancien)
 



Miss Peregrine et les enfants particuliers, de Ramson Riggs - 432 pages. (Chronique à venir)





Paper Towns, de John Green - 305 pages. (Chronique)

La leçon, d'Eugène Ionesco - 130 pages (Pas de chronique)






L'île au trésor, de R. L. Stevenson - 219 pages (Chronique)
 




The Kill Order, de James Dashner - 330 pages (Chronique)






Total de 1416 pages. Beaucoup moins qu'en juillet mais j'ai lu des livres plus courts et j'ai eu un rythme plus lent !
Mes acquisitions : 
AUCUNE ! J'essaie d'abord de réduire ma PAL... Mais sachez que la tentation reste forte...
Lecture(s) à venir :

Je lis actuellement Yvain ou le chevalier au lion de Chrétien de Troyes. Pour la suite, je prévois de lire les deux SP avec Gallimard Jeunesse pour lesquels je suis en retard !! (Terre-Dragon et Tant que nous sommes vivants)


Et vous, votre bilan ? 

dimanche 31 août 2014

R. L. Stevenson : L'île au trésor



L’île au trésor

Le jeune Jim Hawkins est le héros de ce roman, ainsi que le terrible John Silver, l'homme à la jambe de bois. L'"Hispanolia" débarque sur l'Ile au Trésor les "bons" et les "méchants". Dès lors, une lutte implacable se déroule pour retrouver le trésor amassé par Flint, redoutable pirate mort sans avoir livré son secret.

MON AVIS :

Etant dorénavant professeure de français, je me suis donnée pour mission de lire les œuvres du programme n’ayant pas encore croisé ma route. J’ai commencé par ce roman d’aventures car il était dans ma PAL et son histoire m’intriguait. De plus, j’ai appris que j’allais enseigner à des 5èmes et ce roman fait partie de leur programme.

L’histoire est facilement décryptable grâce au titre. L’île au trésor nous annonce un périple pour retrouver un trésor ! Jim Hawkins est le héros et narrateur de cette histoire de pirates. Dans l’auberge qu’il tient avec sa mère, il trouve une carte au trésor. Or cette carte est convoitée par quelques mauvais pirates ! Avec l’aide du docteur Livesey, du chevalier Trelawney et d’un équipage hors norme, Jim se met en route.

Les personnages sont caractéristiques des romans d’aventures. D’un côté, nous avons les bons et de l’autre les méchants. Jim agit avec cœur, enthousiasme et courage. Malgré son jeune âge, il a de nombreuses ressources. Néanmoins, à certains moments, je n’étais absolument pas d’accord avec ses agissements et je ne les comprenais pas toujours. Le Docteur et le chevalier sont peu développés. Pourtant, tous deux sont intéressants et permettent à l’édifice de tenir la route. Le personnage qui m’a le plus interpellé est Long John Silver. Il joue un jeu terrible tout en paraissant être quelqu’un de confiance. Ainsi, tous les personnages tiennent une place de choix dans ce roman d’apprentissage. 

Le style de R. L. Stevenson est accessible bien que le roman date de 1883. Parler de style simple reviendrait à dévaloriser le travail de R. L. Stevenson. Son écriture est fascinante. Il nous fait découvrir cette île grâce à des descriptions précises tout en laissant assez de place à l’imagination du lecteur pour que ce lieu soit unique à tous.

Il n’y a pas une seule page où le lecteur s’ennuie. Toutes les péripéties de Jim et de ses compagnons de voyage s’enchaînent à un rythme effréné. Ce rythme haletant rend ce récit d’aventures addictif et plaisant. 

En résumé : je comprends enfin l’engouement autour de ce classique de la littérature. C’est poétique, c’est prenant et c’est surtout un roman pour aventurier en herbe !

Le gif pour résumer mon avis:



mercredi 13 août 2014

Théâtre sous les étoiles avec la Troupe Solilès !




Vous en avez assez de zapper sans arrêt, affligé par le manque de programmes de qualité à la télévision ? Magnifique, le théâtre vous tend les bras. 


Basée à Saint Valéry Sur Somme, la troupe Solilès organise depuis trois ans maintenant leur festival « Théâtre sous les étoiles ». La programmation de cette année était riche et proposait trois spectacles différents.

  • Un apéritif musical et littéraire « Au cabaret de la Rue Questive » : la troupe proposait des textes et chansons d’Alphonse Allais et Aristide Bruant.

  • Une comédie-bouffe de George Feydeau « L’homme de Paille »

  • Un drame romantique de Victor Hugo « Angelo, tyran de Padoue »

Faute de temps, je n’ai pas pu assister au Cabaret. Néanmoins, j’ai pu voir les deux autres spectacles. Feydeau et Hugo sont très différents l’un de l’autre et j’avais hâte de voir la troupe à l’œuvre dans chacune de ses mises en scène. 




Angelo, tyran de Padoue


Synopsis : Padoue, XVIème siècle. Angelo Maliepieri règne sur la ville. Cet homme est un homme jaloux de sa femme Catarina qu’il a fait sa prisonnière et de sa maîtresse Tisbe, une comédienne. Les deux femmes sont amoureuses d’un autre homme Rodolfo. Ce dernier est amoureux de Catarina et n’a que faire de Tisbe. A ce quatuor amoureux, s’ajoute Homodei un espion vénitien amoureux de Catarina. 


Mon avis : Les pièces de Victor Hugo en plus d’être connues sont aussi très longues. Ici, la pièce est passée aux oubliettes (et je me demande bien pourquoi) et la durée est relativement normale. 2h30, c’est le temps d’un bon film (et c’est toujours moins long que le Seigneur des Anneaux…). On ne voit pas le temps passer. Les acteurs n’étaient plus des acteurs mais ils étaient les personnages. Nous, spectateurs, étions témoins d’un drame réel. Pour ma part, j’en ai presque oublié qu’on était au XXIème siècle. Pourtant, il n’y avait pas de décors, seulement quelques accessoires et des costumes d’époque. Ainsi, je pense que nous pouvons parler d’interprétation juste et réaliste. Le texte était dit avec le ton adéquat, la gestuelle et les expressions du visage le rendant encore plus puissant. Je suis sortie de la représentation ravie.


L’homme de Paille 

Synopsis : France, XIXème siècle. La citoyenne Marie, ancienne balayeuse devenue présidente d’un parti politique, publie une annonce afin de trouver un homme de paille (=un homme qui lui servira de couverture pour ses actions) malgré sa laideur. Deux hommes se présentent à son adresse et s’ensuit alors un quiproquo absurde le temps d’un acte.


Mon avis : Cette pièce d’une heure rend parfaitement justice au style de Feydeau. Pour avoir joué une de ses pièces (La lycéenne) et en avoir vu quelques unes, je savais un peu à quoi m’attendre. Dans  cette comédie-bouffe, l’humour se tient à la fois dans le texte mais aussi dans la gestuelle et l’interprétation des acteurs. Le ton est très rapidement donné avec une entrée par le public remarquée. Les comédiens offrent aux spectateurs la possibilité de voir des personnages hauts en couleur, un peu stupides mais prêts à beaucoup de choses pour parvenir à leurs fins. Le sérieux des comédiens dans les situations les plus absurdes est remarquable. J’imagine les fous rires lors des répétitions… La dynamique du quiproquo mené par les comédiens ne se relâche jamais et l’absurde de la situation ravit le spectateur. Lorsque la pièce arrive à sa fin, on en redemande. Une heure, c’est trop peu.



En résumé : 
Si vous aimez le théâtre et que vous passez en Picardie, n’hésitez pas à vous rendre à une des représentations données par la troupe. Leur programme est disponible sur leur site. Si vous n’aimez pas le théâtre et que vous passez en Picardie, n’hésitez pas à vous rendre à une des représentations données par la troupe. Ils vous feront changer d’avis et vous voudrez renouveler l’expérience plus vite que vous ne l’imaginez.


Plus d’infos sur le site officiel de la Troupe Solilès et sur leur page Facebook !