Paper Towns
Quentin Jacobsen a passé toute sa vie à aimer la magnifique et
aventureuse Margo Roth Spiegelman à distance. Le jour où elle ouvre sa
fenêtre et grimpe dans sa vie, habillée comme un ninja et l'invitant
dans une ingénieuse quête de revanche, il suit. Après cette nuit
blanche, un nouveau jour commence et Quentin découvre en arrivant à
l'école que Margo qui avait toujours été une énigme est maintenant
devenu un mystère. Mais il apprend bientôt qu'elle a laissé des indices,
et qu'ils sont pour lui. Le chemin pour la retrouver est loin d'être
tout tracé, et plus il avance, moins il reconnait la fille qu'il croyait
connaître.
MON AVIS :
John Green. Si vous ne le savez
pas déjà, sachez que j’aime d’amour cet auteur. Il a une jolie plume, j’aime
énormément ses livres et ce qu’il fait sur YouTube avec son frère Hank. Petit à
petit, je découvre ses romans. Je ne me précipite pas afin de pouvoir en
profiter un maximum.
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| John et son frère Hank, dans une de leurs vidéos. |
Paper Towns raconte l’histoire de
Quentin, Margo, Radar, Ben et Lacey. Quentin est le narrateur de l’histoire. Le
jeune homme est en dernière année de lycée à Orlando en Floride, il n’est pas
très populaire mais sa vie lui convient. Margo, sa voisine, l’intrigue
énormément bien qu’ils se connaissent plus ou moins bien. L’histoire n’est pas
ultra originale et elle ressemble sur certains points à son autre roman
« Looking for Alaska ». A la disparition de la jeune fille, Quentin
va se mettre à sa recherche. La quête du jeune homme est intéressante à suivre
mais elle n’est pas non plus incroyable. Il est intéressant de suivre la
découverte des différents indices parsemés par Margo mais il manque un petit
quelque chose pour rendre cette recherche exceptionnelle. L’un des points
positifs de cette longue tâche entreprise par Quentin est qu’elle permet au
lecteur de découvrir quelques références musicales et littéraires. J’aime
beaucoup quand les auteurs ont recours à ce procédé. Pour moi, ça rend le roman
plus crédible, plus vrai. De plus, ça donne aux plus jeunes lecteurs (et aux
moins jeunes aussi, on n’a jamais fini d’apprendre !) de nouvelles choses
à découvrir, à apprendre, à voir, à lire ou à écouter.
Les personnages mis en scène par
John Green n’ont rien de bien original non plus. Quentin correspond au jeune
homme sérieux qui finit par laisser son grain de folie prendre le dessus pour
une fille. A ses côtés, nous avons Ben et Radar, ses deux meilleurs amis. Ces
deux là sont très différents l’un de l’autre mais restent assez stéréotypés.
Pourtant, heureusement qu’ils étaient là. En effet, j’ai adoré leurs
caractères. Radar est très mature, il dit des choses très justes sur l’amitié
par exemple. Ben, quant à lui, est plus fou, plus ado. C’est le personnage que
j’ai préféré. Quant aux deux figures féminines, Lacey et Margo, elles ne m’ont
pas transcendé. Lacey est très organisée et John Green fait d’elle un
personnage appréciable. Margo, quant à elle, me paraissait très intéressante au
premier abord mais j’ai vite été déçue. Elle m’a paru fade alors que je
m’attendais à une jeune fille plus mystérieuse et plus réfléchie.
Le style d’écriture de John Green
est ce qui m’a le plus séduit dans ce quatrième roman que je lis de lui. Il
parvient toujours à trouver le mot juste pour décrire une situation, un
sentiment. Il n’est pas psychologue mais il décrypte les adolescents avec
justesse. De plus, à travers ses mots, il permet au lecteur d’avoir un esprit
plus ouvert. Enfin, en plus de tout cela, John Green a ajouté une très forte
dose d’humour dans ce roman. Je n’ai pas souvenir d’avoir autant ri en lisant
un de ses romans. Il a mis ses personnages dans certaines situations
rocambolesques et j’adore comment ils réagissent. Sans son écriture et ces
scènes humoristiques, je suis persuadée que je n’aurais pas du tout apprécié
cette lecture.
![]() |
| Ça aurait pu être pire John. |
En somme, j’ai aimé cette lecture
mais il y a comme un arrière-goût de déception. J’attendais un coup de cœur (je
ne sais trop pourquoi) et une intrigue plus vivace. Pourtant, j’ai adoré suivre
Quentin et ses amis, j’ai adoré rire à leurs côtés. L’écriture de John Green
relève le tout grâce à un style piquant et juste !












